Le changement climatique

D’après les derniers travaux du Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) qui évalue l’état des connaissances scientifiques sur l’évolution du climat, ses causes et ses impacts, publiés en octobre 2018, le climat mondial s’est déjà réchauffé d’1 °C environ en moyenne par rapport à l’ère préindustrielle.

Les activités humaines, responsables du changement climatique

La communauté scientifique est unanime sur la cause du changement climatique : l’effet de serre, phénomène naturel sans lequel la température moyenne à l’échelle du globe serait de -18°C, est amplifié sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités humaines. L’usage des combustibles fossiles contribue pour une grande part à l’augmentation de la concentration en gaz à effet de serre de l’atmosphère.

Selon les scénarios d’évolution des émissions de gaz à effet de serre du rapport du GIEC de 2018, au rythme des émissions actuelles, le changement climatique atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2050. Sans rehaussement de l’ambition des pays et sans mise en œuvre immédiate des mesures nécessaires, le changement climatique global devrait atteindre 3 °C ou plus d’ici 2100.

Les conséquences prévues pour la France de ces évolutions sont nombreuses : phénomènes climatiques aggravés, bouleversement des écosystèmes, crises alimentaires…

En métropole, dès la période 2021-2050, les vagues de chaleur estivales deviendront plus fréquentes, plus longues et plus intenses, avec des évolutions plus marquées encore pour le quart sud-est. D’ici la fin du siècle, un épisode caniculaire tel que celui de l’été 2003, causant 15 000 morts, deviendrait courant, voire serait régulièrement dépassé, tant en intensité qu’en durée. La France risque de connaître, d’ici 2100, des sécheresses agricoles quasi continues et de grande intensité, totalement inconnues dans le climat actuel.

Concernant les pluies extrêmes, une tendance générale se dessine avec une augmentation de leur intensité, principalement en hiver, et une extension des zones impactées notamment vers le sud-est ou les Pyrénées.

Les territoires exposés aux risques d’incendies de forêts devraient être plus étendus, couvrant une part importante des forêts des Landes et de Sologne (horizons 2040 et 2060).

Outre-mer, les simulations du climat pour le XXIe siècle indiquent que les cyclones ne devraient pas être plus nombreux, mais plus intenses.

Un objectif : limiter la hausse de température à + 1,5°C

S’il apparaît inévitable, le changement climatique peut être limité. Une augmentation de température ne dépassant pas 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle : c’est l’objectif des pays signataires de l’Accord de Paris, signé en 2015 lors de la COP21. Cet accord universel et ambitieux pose les bases d’un nouveau régime climatique dont l’objectif est de contenir la hausse des températures bien en deçà de 2 °C (objectif inscrit dans les précédents accords internationaux) et de s’efforcer de la limiter à 1,5 °C.

La mise en action : Des ambitions internationales aux objectifs régionaux et locaux

Dans la lutte contre le changement climatique, deux types d’actions sont menés conjointement :

  • Les mesures d’atténuation, visant à limiter l’ampleur du changement climatique, par la diminution des émissions de gaz à effet de serre
  • Les mesures d’adaptation, dont l’objectif est de réduire l’exposition et la vulnérabilité aux impacts négatifs du changement climatique

Le changement climatique nécessite une mobilisation à toutes les échelles : mondiale, européenne, nationale, régionale, locale…

La France, en tant que membre de l’Union européenne, s’est engagée à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, par rapport à leur niveau de 1990 (Paquet énergie-climat). La France a également pour objectif de diviser par quatre ses émissions à l’horizon 2050 (Lois POPE en 2005 et Grenelle en 2009-2010). Le Plan Climat du Gouvernement présenté en juillet 2017 a pour objectif d’accélérer la lutte contre le changement climatique en fixant un nouvel objectif à la France : viser la neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour cela, il est nécessaire de sortir des énergies fossiles et d’agir dans tous les secteurs : énergie, industrie, transport, rénovation des logements, agriculture et alimentation…

En Pays de la Loire, les objectifs nationaux et supranationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre se déclinent au niveau régional dans plusieurs documents stratégiques (voir « La stratégie régionale de transition énergétique« ).

Plus localement, les collectivités territoriales se dotent également d’une politique climatique et énergétique (voir « Les stratégies locales de transition énergétique« ).


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