Mise à jour le 27.03.2025

Précarité énergétique logement

La précarité énergétique logement est déterminée à partir du taux d’effort énergétique (TEE) défini comme le rapport entre la dépense énergétique (chauffage, eau chaude et ventilation) pour une usage conventionnel du logement qu’un ménage occupe, et son revenu.

Ainsi, un TEE de 5% indique que le ménage en question dépense 5% de ses revenus pour l’énergie nécessaire au chauffage, à l’eau chaude et à la ventilation du logement.

Un ménage est considéré précaire énergétiquement pour le logement s’il fait parti des 30% des ménages les moins aisés et a un TEE supérieur à 8%.

En 2018, 13,6 % des ménages sont en précarité énergétique logement en Pays de la Loire

(Source : GEODIP, 2020).

 

 

Les données GEODIP, et donc le PowerBI ci-dessous, seront mises à jour courant 2025.

Accéder aux données précarité énergétique logement sous forme cartographique sur Terristory

Un autre indicateur proche : la vulnérabilité énergétique logement de l’INSEE

La vulnérabilité énergétique logement est calculée dans une logique similaire à la précarité énergétique. Un ménage est vulnérable énergétiquement pour le logement s’il fait parti des 75% des ménages les moins aisés et a un TEE supérieur à 9,2% (voir ci-dessous pour le détail des différences méthodologiques).

En 2021, 17,4% des ménages sont en vulnérabilité énergétique logement en Pays de la Loire. En appliquant la hausse des prix de l’énergie entre 2021 et 2024, la part de ménages estimée monte à 28,9%. (Source : INSEE et DREAL Pays de la Loire, 2025).

 

Les principaux enseignements de cette étude de l’INSEE et de la DREAL Pays de la Loire sont les suivants :

  • Les territoires où la vulnérabilité est plus marquée se situent aux pourtours de la région, notamment en Mayenne et dans la Sarthe. 
  • Les passoires énergétiques, les logements anciens ou chauffés au fioul sont autant de facteurs aggravants. 
  • Dans les Pays de la Loire, plus de la moitié des ménages vivant dans des passoires énergétiques sont vulnérables. 
  • Les personnes seules, âgées, ou vivant sous le seuil de pauvreté sont plus souvent exposées. Les locataires vivant sous le seuil de pauvreté sont quant à eux davantage préservés. 
  • La classe moyenne, moins impactée par la vulnérabilité énergétique que les ménages les plus modestes, peut également y être confrontée sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie.

Différence entre les indicateurs précarité de GEODIP et vulnérabilité de l’INSEE

Cette partie a été rédigée en grande partie en se basant sur la note méthodologique de l’étude de l’INSEE. Nous vous invitons à vous y reporter pour obtenir de plus amples explications.

Précarité et vulnérabilité énergétique ne sont a priori pas synonymes. La seconde rend compte d’une difficulté potentielle face aux dépenses énergétiques pour le logement quand la précarité évoque une difficulté avérée. En ce sens, la vulnérabilité énergétique peut être définie comme une exposition au risque de précarité. Tous les ménages vulnérables énergétiquement ne sont pas précaires, mais tous les précaires sont vulnérables, en théorie du moins. Cependant, la construction des deux indicateurs fait que cela n’est pas garanti.

La comparaison concrète des deux indicateurs est proposée dans le tableau ci-dessous :

Indicateur Précarité (GEODIP) Vulnérabilité (INSEE)
Définition Un ménage est précaire si son TEE dépasse un certain seuil Un ménage est vulnérable si son TEE dépasse un certain seuil
Seuil Fixe
8% depuis 2016 (précédemment à 10%)
Évalué annuellement comme le double du TEE médian.
Avec les revenus et les prix 2021, le seuil de vulnérabilité s’établit à 9,2 %.
Périmètre Les 30% de ménages les moins aisés (correspondant aux ménages dont les revenus ne dépassent pas environ 1,2 Smic en 2021 par unité de consommation) Les 75 % de ménages les moins aisés (correspondant aux ménages dont les revenus ne dépassent pas environ l’équivalent de deux SMIC en 2021 par unité de consommation)
Sources pour l’estimation des dépenses énergétiques Dépenses énergétiques réelles au niveau des IRIS à partir de différentes sources ADEME, base des DPE, juillet 2022-juin 2023, nettoyage effectué par l’INSEE
Sources pour l’estimation des revenus Estimation des revenus des ménages à partir de l’ENL 2013 Fidéli 2022
Millésimé diffusé par TEO 2018 2021
Date de publication des données 2020 2025
Lien complémentaire Fiche méthodologique TerriSTORY Note méthodologique INSEE

Et la précarité énergétique « estivale » ?

Le rapport Précarité énergétique et excès de chaleur écrit par Auxilia Conseils et publié par l’ONPE sur la librairie de l’ADEME en décembre 2024 explore cette thématique. Il vise à caractériser les facteurs de vulnérabilité aux fortes chaleurs, notamment pour les publics les plus précaires, et à apporter des éclairages permettant de définir la notion de précarité énergétique d’été.

Dans la section adaptation du site de TEO, des premiers éléments sont disponibles, notamment sur les canicules et leurs impacts sur la santé humaine.


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