Emissions de gaz à effet de serre

Dans la région, les émissions de gaz à effet de serre sont fournies par BASEMIS, l’inventaire territorial d’Air Pays de la Loire. La plateforme ci-dessous vous permet de visualiser les données par secteur et par vecteur énergétique en fonction du territoire sélectionné sur la carte.

L’ensemble des données est également disponible sur le site open-data d’Air Pays de la Loire auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le logo en haut à droite de l’encart, pour un affichage optimal de la plateforme.

D’après les données de l’inventaire BASEMIS, les émissions de gaz à effet de serre de la région sont de 30 MteqCO2 en 2016. Pour rappel, l’objectif du Schéma Régional Climat Air Énergie est de réduire ces émissions à 27,6 MteqCO2 en 2020.

Des émissions de gaz à effet de serre en recul

Les données font état d’une nette baisse, de 11%, des émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2016. Si les causes sont multiples, il est néanmoins possible de noter l’importance du recours à un mix énergétique moins carboné, avec le passage de combustibles fossiles à de l’électricité ou de produits pétroliers à du gaz naturel, et une réduction des consommations de la centrale thermique de Cordemais.

Toutefois, les deux principaux secteurs émetteurs ne présentent pas de tendance à la baisse. Il s’agit de l’agriculture et des transports routiers, qui, ensemble, sont responsables de 61 % des émissions de gaz à effet de serre.

Un stockage de carbone assuré par l’accroissement forestier malgré l’artificialisation des sols

Selon les calculs BASEMIS, l’utilisation des terres, leur changement et forêts (UTCF) constitue un puits de carbone d’environ 2,1 MtCO2 pour les Pays de la Loire, en 2016.

Cette valeur résulte de l’addition d’un puits forestier de 3,6 Mt de CO2, diminué des émissions dues aux défrichements, aux changements d’occupation des sols et à la récolte de bois de 1,5 Mt de CO2. Cette valeur est à mettre en perspective avec les 3,4 Mt de CO2 émises par la combustion de biomasse et qui ne sont pas rapportées dans le cadre du format de rapportage utilisé (SECTEN).

La croissance de la forêt ligérienne permet de conserver un important puits à l’échelle régionale. Cependant, il est important de rester vigilant à l’importance des autres postes. Contrôler les émissions liées à la récolte de bois, au défrichement et aux changements d’utilisation des sols est donc un réel enjeu pour les collectivités.


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