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Mise à jour le 11.03.2026

Risque de précarité alimentaire

La précarité alimentaire n’est caractérisée par aucune enquête régulière, ni aux échelles locales, ni à l’échelle nationale.

En réponse à ce constat, la Chaire Unesco Alimentations du monde, le Cirad, l’INRAE (UMR Innovation) et Montpellier Méditerranée Métropole se sont associés pour proposer une méthodologie de caractérisation de la précarité alimentaire à l’échelle territoriale.

Cet indicateur de risque de précarité alimentaire est imparfait et se veut être un support de réflexion collective pour tendre vers une caractérisation toujours plus précise de la précarité alimentaire dans les territoires.

Les communes françaises sont notées de 1 à 5. Plus le score est élevé, plus la commune cumule de nombreux facteurs de risque vis-à-vis de l’accès à une alimentation de qualité. Il est à garder en tête que l’on parle ici de risque de précarité alimentaire, et non de précarité alimentaire avérée.

Selon l’estimation produite par ObsoAlim, en 2025, 89 communes ligériennes ont un niveau de risque de précarité alimentaire de 5, soit environ 7%.

(Source : ObsoAlim34)

Historique du projet ObsoAlim34

Cet outil a été développé dans le cadre du projet OBSOALIM34 (Observatoire des Solidarités Alimentaires de l’Hérault), co-porté par la Chaire Unesco Alimentations du monde de l’Institut Agro Montpellier et du Cirad et par la Fédération des Acteurs de la Solidarité Occitanie (FAS Occitanie). 

L’un des objectifs du projet consistait à produire une méthodologie de caractérisation de la précarité alimentaire à l’échelle territoriale, offrant un état des lieux de la précarité alimentaire actualisable dans le temps et réplicable dans d’autres territoires que l’Hérault. En effet, il n’existe pas à ce jour en France d’enquêtes menées sur le sujet de façon régulière, ni à l’échelle nationale, ni aux échelles locales.

La précarité alimentaire est pour l’instant majoritairement estimée à partir des chiffres communiqués par les associations d’aide alimentaire portant sur le volume de denrées distribuées ou sur le nombre de personnes bénéficiaires. Si ces chiffres sont utiles pour une diversité d’acteurs en termes de suivi de l’évolution de la précarité alimentaire ou de pilotage d’actions, ils ne constituent pas une réponse satisfaisante :

  • aveugles sur les situations de non-recours.
  • ne reflètent pas la diversité des situations de précarité alimentaire (pouvant être liées à des contraintes économiques, sociales, environnementales, informationnelles).
  • basés sur des méthodes de comptage différentes et difficilement accessible pour les territoires.

 

Superposé à une cartographie des points de solidarités alimentaires, cet état des lieux permet d’identifier des zones blanches, c’est-à-dire des zones à risque non couvertes par des dispositifs de lutte contre la précarité alimentaire. Ce travail a nourri et été largement nourri par les réflexions menées dans le Groupe de Travail n°1 du Comité National de Coordination de la Lutte contre Précarité Alimentaire (COCOLUPA) en 2021 et 2022.

 

Ce travail de caractérisation de la précarité alimentaire à l’échelle territoriale a donné lieu à une première publication, et se concrétise dans le présent outil. Pour autant, il montre lui-même un certain nombre de limites (voir page Méthode de calcul) : choix des indicateurs contraints par leur disponibilité, les indicateurs choisis n’étant pas toujours ceux qui reflètent le mieux les situations ; choix méthodologiques basés sur un certain nombre d’hypothèses ; difficulté à chiffrer le nombre de personnes à risque dans un territoire donné ; difficultés à prendre en compte à ce stade la dimension « vécue » de la précarité alimentaire… Aussi, ce travail ne représente qu’une étape, et se veut être un support de réflexion collective pour tendre vers une caractérisation toujours plus précise de la précarité alimentaire dans les territoires.

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