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Mise à jour le 18.09.2026

Élévation du niveau de la mer et risques côtiers

Sous l’égide du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires (MTECT), le Cerema a réalisé une série d’études pour mieux appréhender le recul du trait de côte d’ici la fin du siècle à l’échelle de l’hexagone et des DROM en 2024.

399 logements sont menacés en 2050 par l’érosion du trait de côté et l’élévation du niveau de la mer dans le scénario tendanciel en Pays de la Loire et jusqu’à 59 500 logements menacés en 2100 en cas d’inaction face au changement climatique.

Ces travaux seront complétés dans le futur par l’OR2C, via des études plus précises.

(Source : Cerema, 2024).

L’OR2C, Observatoire Régional des Risques Côtiers, est l’acteur de référence en Pays de la Loire sur la thématique des risques côtiers. Nous vous encourageons notamment à vous reporter à leur atlas pour accéder à davantage d’indicateurs.

L’Observatoire Régional des Risques Côtiers (OR2C) est une structure d’observation mise en place en 2016 sur l’ensemble du littoral des Pays de la Loire. Il collabore avec ses 37 partenaires, regroupant services de l’État, collectivités territoriales et établissements publics, pour mener à bien les missions suivantes :

  • Rassembler et consolider la connaissance scientifique sur les aléas côtiers ;
  • Mettre à disposition la connaissance sur les risques côtiers et la valoriser (site internet, publications scientifiques), afin d’épauler les structures gestionnaires du linéaire côtier et de sensibiliser la population et les élus sur les risques côtiers ;
  • Œuvrer pour une dynamique d’observation le long de la bande côtière sur un court, moyen et long terme, en promouvant une coopération intra et inter-régionale et en animant un réseau d’acteurs ;
  • Proposer un accompagnement des territoires dans la mise en place de leurs stratégies d’adaptation et de suivi.

À cette fin, l‘OR2C met à disposition des données auxquelles on peut accéder de trois manières : 

  • un atlas dynamique dont l’objectif est de valoriser des jeux de données spécifiques sur les thématiques étudiées par l’observatoire ; pour explorer les côtes ligériennes à travers indicateurs-clefs ;
  • un catalogue de fiches de métadonnées, permettant de recenser les données des partenaires et les informations associées (conditions d’acquisition, producteur, contact) ; pour retrouver toutes les données mises à disposition ;
  • une plateforme de géo-traitement, MapRisc, regroupant différents modules développés par l’équipe de l’observatoire : traitement de profils de plage, création d’unités d’observation, calcul d’indicateurs ; à destination des gestionnaires et bureaux d’étude.

Quel scénario de référence pour la montée des eaux ?

La TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique) est une trajectoire de réchauffement définie à partir du scénario tendanciel selon les scientifiques du GIEC. Elle revient peu ou prou à une élévation de température de +3°C à l’échelle mondiale d’ici 2100, soit environ +4°C en France. Elle a été définit pour servir de référence à toutes les actions d’adaptation menées en France. Elle n’a cependant pas, au 13 août 2025, été déclinée en scénario de montée des eaux. 

Depuis 2011, sur la base des connaissances alors disponibles, les plans de prévention des risques de submersion se construisent sur un scénario de montée du niveau de la mer de 60 cm d’ici 2100 (par rapport à la fin du 20ème siècle), conformément à la Circulaire du 27 juillet 2011 relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention des risques naturels littoraux.

Des travaux du BRGM permettent cependant de préciser des ordres de grandeur sur la montée du niveau de la mer suivant la TRACC .En 2025, le BRGM a publié un rapport Scénarios de référence pour l’élévation du niveau de la mer. La synthèse indique que « pour un scénario conduisant à 3°C de réchauffement climatique global en 2100, l’élévation du niveau moyen marin projetée sur une sélection de 14 sites portuaires français de métropole et d’outre-mer est de l’ordre […] 65 cm [45 ; 85 cm] en 2100 […] (médiane de l’intervalle « Probable » [17ème ; 83ème percentile de la distribution]) par rapport à la période de référence 1995-2014.

En complément, un article de recherche publiée en 2025 par des chercheurs du BRGM toujours conclue que retenir 77cm d’ici 2100, pour une trajectoire de réchauffement de 3°C d’ici 2100 permettrait dans l’état actuel des connaissances de maintenir la même marge de sécurité que le scénario de 60 cm considéré en 2011.

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Le BRGM a produit une carte interactive des zones qui pourraient être soumises à la submersion marine sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer en fonction de la hausse du niveau de la mer :

  • Le principe de calcul est basé sur les données altimétriques avec une approche statique.
  • Les ouvrages de protection (digues, dunes naturelles, etc.) ne sont notamment pas pris en compte.

 → Seule une approche dynamique permettrait de réellement rendre compte des risques. Bien que souvent utilisée comme telle, cette carte produite par le BRGM n’a pas valeur de prédiction des zones qui seront submergés. Son usage est donc déconseillé.

Dans les faits, cela dépendra des mesures locales d’adaptation (pour se protéger contre la mer) et des actions globales d’atténuation (pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et limiter la montée du niveau de la mer). En lieu et place, nous vous recommandons de se référer aux données que l’OR2C produit pour les Pays de la Loire.

Explication du phénomène de montée du niveau de la mer

Le niveau moyen des océans a augmenté de plus de 20 cm depuis un siècle. Le rythme d’augmentation accélère ces dernières années. La progression moyenne durant le XXème siècle a été de +1,7 mm/an alors qu’elle a été deux fois plus rapide sur la période récente, 1993-2011, avec +3,2 mm/an.

La hausse du niveau des océans est vérifiée pour tous les territoires français. En métropole, elle a été de 3,0 mm/an à Brest entre 1980 et 2004, de 2,6 mm pour Marseille sur la période 1980-2012 et de 2,1 mm pour les pertuis charentais entre 1941 et 2011. 

Le Changement climatique en cours a un impact direct sur le niveau moyen des océans :

  • dilatation des masses d’eau causée par la hausse de la température des océans
  • augmentation de la masse globale des océans du fait de la fonte des glaciers de montagnes, des calottes glaciaires (Groenland et Antarctique) et modification du cycle hydrologique

De 2005 à 2013, la contribution de l’augmentation de de la Mer et du Littoral la masse globale de l’océan mondial est la plus importante, avec une valeur de 2 mm/an. Sur cette même période, la dilatation de l’océan, du fait de son réchauffement, a représenté une hausse du niveau moyen de l’océan de près de 1 mm/an.

D’après les dernières données du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les océans devraient encore monter de 0,58 à 1,07 m d’ici la fin du XXIème siècle.

Évolution du niveau moyen des océans observé depuis la fin du XIXème siècle (source)

En complément de ces données mondiales, les données des marégraphes ligériens sont disponibles sur le site du SHOM. Elles ne sont pas exploitées par TEO car l’historique couvre une moins large période et que les tendances et ordres de grandeur en Pays de la Loire sont similaires à ce qui est constaté au niveau mondial. Aussi, la thèse de Yann Féret a visé à reconstruire la série marégraphique de Saint-Nazaire depuis les années 1860. La tendance long terme peut être retrouvé en page 112 notamment.

Cette section est un court résumé de la page Élevation du niveau de la mer publiée sur le site gouvernemental notre-environnement.gouv.fr. Vous pouvez vous y reporter pour davantage d’informations.


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